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13 milliards pour le non coté : ce que le plan Tibi 3 dit aux particuliers

19 juin 2026

13 milliards pour le non coté : ce que le plan Tibi 3 dit aux particuliers

TL;DR.

Le plan Tibi 3 mobilise 13 milliards d'euros pour financer la tech non cotée européenne. Ce montant confirme que le private equity n'est plus réservé aux fonds de pension et aux assureurs : il devient une brique structurante de l'allocation d'épargne, y compris pour les particuliers.

Lancé en 2019 puis reconduit, le mécanisme Tibi oriente l'épargne des grands institutionnels (assureurs, gestionnaires d'actifs) vers les entreprises de croissance non cotées. Sa troisième vague flèche plusieurs milliards d'euros vers les fonds qui financent la tech européenne. Le vrai signal pour un particulier n'est pas le chèque mais l'intention : quand des acteurs prudents augmentent leur exposition au non coté, ils anticipent un rapport rendement/risque attractif sur la durée. La difficulté principale reste la mesure de la performance, un sujet sur lequel les institutionnels eux-mêmes s'interrogent.

Quand l'État et les grands investisseurs institutionnels engagent 13 milliards d'euros sur un même terrain, ce n'est pas un détail de politique économique : c'est un signal. Le plan Tibi 3 vise à financer la tech non cotée européenne, et il confirme une tendance de fond que beaucoup de particuliers n'ont pas encore mesurée. Le non coté (private equity, capital-risque, financement direct de PME et de startups) n'est plus une niche réservée aux fonds de pension et aux assureurs. Il devient une brique structurante de l'allocation d'épargne de demain. La vraie question n'est donc plus de savoir si vous devez vous y intéresser, mais comment vous y prendre sans vous tromper.

Tibi 3 : un signal plus qu'un simple chèque

Le mécanisme Tibi, lancé en 2019 puis reconduit, consiste à orienter l'épargne des grands institutionnels (assureurs, gestionnaires d'actifs) vers les entreprises de croissance non cotées. La troisième vague porte une ambition chiffrée : plusieurs milliards d'euros fléchés vers les fonds qui financent la tech européenne. Au-delà du montant, ce qui compte, c'est l'intention. L'argent dit où regardent les acteurs les plus prudents du marché. Et aujourd'hui, ils regardent le non coté.

Pour un particulier, le raisonnement est simple : quand des investisseurs dont le métier est de minimiser le risque décident d'augmenter leur exposition à une classe d'actifs, c'est qu'ils anticipent un rapport rendement/risque attractif sur la durée. Vous n'avez pas les mêmes moyens qu'un assureur, mais vous pouvez observer la même direction.

La vraie difficulté n'est pas d'investir, c'est de mesurer

C'est ici que le débat technique devient pédagogique. Comme le souligne Private Equity International dans une analyse récente sur le "benchmarking", les investisseurs institutionnels eux-mêmes s'interrogent de plus en plus sur la bonne manière d'évaluer la performance de leur portefeuille de private equity. Autrement dit : même les professionnels n'ont pas de réponse évidente à la question "est-ce que mon investissement non coté performe bien ?".

La raison est structurelle. Contrairement à une action cotée dont le prix s'affiche en temps réel, un actif non coté n'a pas de cours quotidien. Sa valeur repose sur des estimations périodiques, et sa performance ne se révèle souvent qu'au moment de la sortie, parfois après sept à dix ans. Comparer deux fonds, ou comparer un fonds à un indice boursier, devient alors un exercice piégeux. Selon Private Equity International, le choix du bon point de comparaison (le "benchmark") est devenu une préoccupation centrale.

Pourquoi cela vous concerne directement

Si les institutionnels peinent à benchmarker leurs portefeuilles avec des équipes dédiées, imaginez la position d'un particulier qui découvre le non coté sans grille de lecture. Le risque n'est pas seulement de mal choisir : c'est de croire qu'on a bien choisi parce qu'on n'a pas les bons outils pour le vérifier.

Trois principes méritent d'être retenus dès le départ :

  • L'horizon de temps. Le non coté se juge sur plusieurs années, pas sur un trimestre. Un fonds peut afficher des chiffres décevants au début (la fameuse "courbe en J") avant de créer de la valeur.
  • La nature du benchmark. Comparer un fonds de private equity à l'évolution d'un indice boursier n'a de sens que si l'on tient compte du risque, de l'illiquidité et des frais. Sans cela, la comparaison est trompeuse.
  • L'illiquidité. Votre argent est immobilisé. Ce n'est pas un défaut, c'est une caractéristique : elle conditionne le rendement attendu, mais elle exige de n'investir que ce dont vous n'avez pas besoin à court terme.

Comprendre avant de placer

Le plan Tibi 3 et le débat sur le benchmarking racontent la même histoire vue de deux angles. D'un côté, le non coté gagne en légitimité et attire des capitaux massifs. De l'autre, savoir y mesurer la performance reste un savoir-faire, y compris pour les professionnels. Pour un particulier, la conclusion est claire : l'accès au non coté se démocratise, mais la compétence pour l'évaluer, elle, ne s'improvise pas.

C'est précisément le rôle que nous voulons jouer chez LowInvestor : vous donner les repères pour comprendre ce que vous achetez, comment juger sa performance dans la durée, et comment être mis en relation avec des startups et des PME dans un cadre lisible. Le mouvement enclenché par Tibi 3 ne profitera pas seulement aux grands fonds. Il peut bénéficier aux particuliers qui auront pris le temps d'apprendre à lire cette classe d'actifs avant d'y engager leur épargne. La première étape n'est pas de placer son argent. C'est de savoir poser la bonne question : par rapport à quoi vais-je mesurer le succès ?

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le plan Tibi 3 ?

Tibi 3 est la troisième vague du mécanisme Tibi, lancé en 2019 puis reconduit. Il oriente l'épargne des grands institutionnels, assureurs et gestionnaires d'actifs, vers les entreprises de croissance non cotées. Cette vague mobilise 13 milliards d'euros pour financer la tech non cotée européenne.

Combien d'argent le plan Tibi 3 mobilise-t-il ?

Le plan Tibi 3 mobilise 13 milliards d'euros pour la tech non cotée. Plusieurs milliards d'euros sont fléchés vers les fonds qui financent la tech européenne.

Pourquoi un particulier devrait-il s'intéresser au non coté ?

Le non coté (private equity, capital-risque, financement direct de PME et de startups) n'est plus une niche réservée aux institutionnels. Quand des investisseurs dont le métier est de minimiser le risque augmentent leur exposition à une classe d'actifs, c'est qu'ils anticipent un rapport rendement/risque attractif sur la durée. Un particulier peut observer la même direction, même sans les mêmes moyens.

Quel est le principal obstacle à l'investissement dans le private equity ?

La vraie difficulté n'est pas d'investir mais de mesurer la performance. Les investisseurs institutionnels eux-mêmes s'interrogent de plus en plus sur la bonne manière d'évaluer la performance de leur portefeuille de private equity, notamment via le benchmarking.

Comment fonctionne le mécanisme Tibi ?

Le mécanisme Tibi consiste à orienter l'épargne des grands institutionnels, comme les assureurs et les gestionnaires d'actifs, vers les entreprises de croissance non cotées. Au-delà du montant engagé, il agit comme un signal indiquant où regardent les acteurs les plus prudents du marché.