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Combien rapporte vraiment le non coté ? Ce que dit l'étude France Invest 2025

26 juin 2026

TL;DR.

La 9e édition de l'étude France Invest, réalisée avec Gottschalg Analytics, documente la surperformance du capital-investissement français par rapport aux marchés cotés. Elle mesure l'alpha, c'est-à-dire la part de performance qui dépasse ce que les marchés cotés auraient produit sur la même période, à risque comparable.

L'étude ne se limite pas à un rendement brut : sa méthodologie neutralise les écarts de durée, de risque et de liquidité pour répondre à une seule question, à conditions équivalentes le non coté crée-t-il davantage de valeur. Comme les éditions précédentes, l'édition 2025 confirme un écart positif en faveur du non coté français.

Chaque année, la même question revient quand on parle d'investissement dans le non coté : est-ce que ça rapporte vraiment plus que la Bourse, l'immobilier ou un fonds en euros ? La réponse n'est pas une affaire d'intuition, c'est une affaire de données. Et ces données, France Invest les publie. La 9e édition de son étude sur la surperformance du capital-investissement, réalisée avec Gottschalg Analytics, vient de paraître. Elle mérite qu'on s'y attarde, parce qu'elle touche au coeur de ce que nous défendons chez LowInvestor : rendre le non coté lisible pour ceux qui n'y avaient pas accès.

Ce que mesure réellement l'étude

D'après France Invest, l'objectif du partenariat avec Gottschalg Analytics est d'apporter un regard nouveau sur les performances de l'industrie du capital-investissement, en tenant compte de ses spécificités. Concrètement, l'étude ne se contente pas d'annoncer un rendement brut : elle cherche à isoler ce qu'on appelle l'alpha, c'est-à-dire la part de performance qui dépasse ce que les marchés cotés auraient produit sur la même période, à risque comparable.

C'est une nuance essentielle. Comparer le non coté à un livret d'épargne n'a aucun sens : ce ne sont ni les mêmes durées, ni les mêmes risques, ni la même liquidité. L'intérêt de la méthodologie France Invest, c'est justement de neutraliser ces écarts pour répondre à une seule question : à conditions équivalentes, le capital-investissement crée-t-il davantage de valeur ?

La surperformance, ce mot qu'il faut comprendre avant de l'utiliser

Le terme "surperformance" sonne comme un argument commercial. Il ne devrait pas. Une surperformance, c'est simplement un écart positif, mesuré, entre une classe d'actifs et son point de comparaison. L'étude 2025 de France Invest documente cet écart en faveur du non coté français, comme les éditions précédentes l'avaient déjà fait.

Pourquoi cet écart existe-t-il ? Plusieurs mécanismes se cumulent. Les fonds de capital-investissement prennent des participations dans des entreprises non cotées et travaillent activement à leur croissance : gouvernance, stratégie, recrutements, acquisitions. Ils s'inscrivent dans le temps long, souvent sept à dix ans, ce qui leur permet d'accompagner des transformations qu'un marché coté, obsédé par le trimestre, valorise mal. Enfin, ils capturent ce qu'on appelle la prime d'illiquidité : en immobilisant son argent, l'investisseur est rémunéré pour le service rendu.

Ce que ça change pour un investisseur particulier

Pendant longtemps, ces performances restaient le terrain de jeu des institutionnels et des grandes fortunes. Les tickets d'entrée se comptaient en centaines de milliers d'euros. Le particulier regardait passer le train.

Ce verrou saute progressivement. De nouveaux véhicules réglementés, des plateformes spécialisées et l'arrivée du non coté dans certains contrats d'assurance-vie ouvrent la porte à des montants bien plus accessibles. Mais attention : accéder à la classe d'actifs ne suffit pas à capter sa surperformance. Une étude comme celle de France Invest mesure une moyenne de marché, pas une garantie individuelle. La dispersion entre les meilleurs fonds et les moins bons reste considérable. Choisir, c'est tout.

Lire les chiffres sans se faire avoir

Une donnée de surperformance se manie avec méthode. Trois réflexes valent mieux qu'un argumentaire enthousiaste.

  • Vérifier la durée : le non coté se juge sur un cycle complet, pas sur une année isolée. Les rendements ne sont réalisés qu'à la sortie.
  • Regarder le risque : un capital investi peut être partiellement ou totalement perdu. La performance moyenne masque des écarts importants entre les fonds.
  • Comprendre l'illiquidité : l'argent est bloqué plusieurs années. Ce n'est pas un défaut, c'est la contrepartie du rendement, mais il faut pouvoir se le permettre.

Ces réflexes, ce ne sont pas des freins. Ce sont les bons outils. Un investisseur qui les maîtrise ne lit plus une étude comme une promesse, mais comme une boussole.

De la donnée à la décision

L'étude France Invest 2025 confirme une chose : le capital-investissement n'est pas un pari exotique, c'est une classe d'actifs sérieuse, documentée année après année, qui a historiquement créé de la valeur au-delà des marchés cotés. Reste à transformer ce constat en décision éclairée.

C'est précisément le travail que nous menons chez LowInvestor : vous donner les clés de lecture, vous aider à distinguer un bon véhicule d'un mauvais, et vous mettre en relation avec des opportunités du non coté que vous pourrez évaluer vous-même. La surperformance existe. Encore faut-il savoir où la chercher, et à quel prix.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'étude France Invest sur le capital-investissement ?

C'est une étude annuelle publiée par France Invest, réalisée avec Gottschalg Analytics, qui mesure la performance du capital-investissement français. Sa 9e édition vient de paraître. Elle vise à apporter un regard sur les performances de l'industrie en tenant compte de ses spécificités.

Qu'est-ce que l'alpha mesuré dans cette étude ?

L'alpha est la part de performance qui dépasse ce que les marchés cotés auraient produit sur la même période, à risque comparable. L'étude cherche à isoler cette part plutôt que d'annoncer un simple rendement brut.

Que signifie le terme surperformance ?

Une surperformance est un écart positif, mesuré, entre une classe d'actifs et son point de comparaison. Ce n'est pas un argument commercial mais une mesure. L'étude 2025 documente cet écart en faveur du non coté français, comme les éditions précédentes.

Pourquoi ne peut-on pas comparer le non coté à un livret d'épargne ?

Parce qu'il ne s'agit ni des mêmes durées, ni des mêmes risques, ni de la même liquidité. La méthodologie de France Invest neutralise ces écarts pour comparer le capital-investissement aux marchés cotés à conditions équivalentes.

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